Nos rires se sont brisés comme un éclat de verre

Nitchevo Squad News

Kyoami*

Kyoami : In a mad world only the mad are sane. (Ran)

 « Qu’il soit chamane, clown céleste, fou ou bouffon sacré, moine Zen ou bouddha hilare, par delà les cultures et le nom qui cherche à le définir, cet être des frontières, de la marge, qui hurle ses multiples facettes à l’assistance médusée ou aux « possédés » cherchant la guérison , a toujours la même fonction, celle de questionner sans relâche les certitudes, d’apaiser l’angoisse en provoquant la peur et le rire mêlés. »

Thomas Nys

 *lights*

« Et c’est bien le bouffon shakespearien qui est à l’origine du mythe moderne du fou de cour libre de toutes entraves, autorisé à dire ce qu’il pense et à faire ce qu’il veut en toute impunité.

En réalité, le fou du roi payait très cher sa liberté, et son statut n’avait rien d’enviable, car il était une sorte de hors-la-loi institutionnalisé : un…

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Le vase brisé

été mucha

J’ai toujours connu cette représentation de l’été par Mucha,
parce qu’elle se trouvait, sous forme d’un grand miroir,
derrière la porte d’entrée d’un membre de ma famille.

J’ai toujours connu, et aimé, ce miroir,
qui était un miroir, et n’en était pas un,
et cette vision de l’été, cette plénitude des formes, ces brassées de fleurs, le rouge des coquelicots et l’or des blés.

J’ai « hérité » de ce non-miroir, il y a un long temps déjà, et il se trouve (… se trouvait…) dans ma salle de bains, jusqu’à hier soir.

Un fracas épouvantable m’a tirée de mon bureau hier,
et je cherchais vainement quelle vitre avait bien pu éclater pour faire un bruit pareil, lorsque j’ai réalisé qu’il y avait un absent.

andnowyouregone

 

Le sol de la salle de bains aurait dû être couvert d’éclats d’été brisé,
mais par un de ces défis lancés à toutes les lois de la probabilité, le lourd panneau de verre et d’argent s’est simplement libéré de son cadre,
comme on glisse hors d’une chemise,
et a chuté derrière le meuble qu’il surplombe, dans un espace si étroit que je l’ai longuement contemplé, interdite,
en me demandant, d’un simple point de vue d’occupation des formes dans l’espace, comment une telle chose avait pu être possible.

J’aurais presque pu croire que le miroir-non-miroir s’était simplement évaporé,
s’il n’y avait pas eu cet unique éclat échappé, témoin silencieux ayant glissé sur le carrelage froid.

bris

J’ai souvent eu l’occasion de penser qu’il serait bon de faire revoir le cadre de cet antique objet, qui commençait à accuser le poids de trop de déménagements, et de trop d’années.

Je l’imaginais cependant trop solide, sous sa patine et l’apparente fragilité de sa matière, pour que ce soit véritablement nécessaire.

Cela m’a gardée éveillée une partie de la nuit, et remis en tête un poème de Sully Prudhomme, sentimental et suranné.

Il va falloir un temps pour que je me décide à présent à déplacer le meuble, qui cache les morceaux de la disparition nocturne.

 (…)

Ce matin j’apprends que […]

(…)

Le 11 août 2014, mon miroir-non-miroir s’est brisé.


Party girls don’t get hurt

A quelques jours de la sortie de l’album « 1.000 Forms of Fear », je découvre le clip officiel de Chandelier, et me dit comme ça qu’il ne manquait peut-être que cet apport halluciné de la danse pour que mon crush soit désormais total, et que l’ensemble fasse intégralement sens.

 

 

{……………}

En écho (subjectif) et ping-pong mental, me reviennent en tête les photos de la série « In The Dollhouse » de Dina Goldstein.

Tub & Toilet, Dina Goldstein, 2011

Tub & Toilet, Dina Goldstein, 2011

{……………}

A conclure avec le Alice’s Theme de Danny Elfman – Le How Many Miles to Wonderland semblant approprié à toutes les facettes de ces leçons en blond majeur.

 

Oh, Alice, dear where have you been?
So near, so far, so in-between
What have you heard? What have you seen?
Alice! Alice! Please, Alice!

Oh, tell us, are you big or small?
To try this one or try them all
It’s such a long, long way to fall
Alice! Alice! Oh, Alice!

How can you know this way not that?
You choose the door, you choose the path
Perhaps you should be coming back
Another day, another day
And nothing is quite what is seems
You’re dreaming! Are you dreaming? Oh, Alice!

Oh, how will you find your way?
Oh, how will you find your way?

No time for tears today. No time for tears today.
No time for tears today. No time for tears today.

So many doors, how did you choose?
So much to gain, so much to lose
So many things got in your way
No time today, no time today
Be careful not to lose your head
Remember what the Dormouse said, Alice!

Did someone pull you by the hand?
How many miles to Wonderland?
Please tell us so we’ll understand
Alice! Alice! Oh, Alice!

Oh, how will you find your way? No time for tears today, no time for tears today
Oh, how will you find your way? No time for tears today, no time for tears today

{……………}

?

Non, rien.


Le Grand incendie

Comme l’écrivait Gabriel Garcia Marquez, « la honte a mauvaise mémoire ».

Ce qui rend si indispensables les initiatives de ce genre :

bigsilence

A plus d’un titre cette nova a fait partie des constellations stellaires de mes réflexions ces dernières années.

Réflexions nourries au premier chef par les innombrables et complexes exemples vus de (trop) près des diverses situations rassemblées sous l’expression : « souffrance au travail ».

Quoi qu’il en soit, merci, toujours, aux briseurs de silence.

Ce documentaire, à de multiples chefs, mérite véritablement le détour.

Il redonne une voix aux cendres.

A ces immolés qui espéraient que les traces d’huile et de sang rassemblées par la violence du seul acte qu’ils se sentaient encore libres d’accomplir, formeraient une masse coagulée suffisante pour déchausser les dents de la broyeuse.

Il est encore possible de faire en sorte qu’ils aient eu raison.

Le documentaire est ici : http://le-grand-incendie.nouvelles-ecritures.francetv.fr/

Et les Inrocks parlent de tout ceci mieux que moi : http://www.lesinrocks.com/2013/12/16/actualite/grand-incendie-ce-simmoler-veut-dire-11453351/


Bon Sang

Ah oui, tiens, aujourd’hui, il y a ça :

title14

Sans avoir un des groupes sanguins les plus rares, le mien n’est pas non plus des plus fréquents.

C’est un des héritages que je tiens de mon père, par ailleurs médecin, et qui m’a sensibilisée très tôt au principe du don de sang.

Bon, il n’y a pas besoin d’attendre le 14 juin pour faire un don du sang, mais pour ceusses qui ne le sauraient pas, la particularité du 14 juin, c’est qu’ « on » célèbre l’engagement pris par certains pays pour que le don du sang soit libre-volontaire-gratuit-acte-généreux-dénué-de-toute-vocation-mercantile.

Les pays « hôtes » se passent le relais de l’hébergement officiel de « la journée mondiale du don du sang ».

Et cette année, c’est la France qui héberge.

Ce qui prend, forcément, un sens tout particulier.

Alors hop, hébergement à aura mondiale oblige, on fait de l’événementiel, on crée des affiches, des vidéos, signatures de mails, et même « buzz box » (sic).

Sur la section du site de l’EFS consacrée à l’événement (JMDS 2013), on peut lire, entre autre choses, le rappel des « conseils » donnés aux donneurs.

Et c’est là que l’éclairage conjoncturel devient saillant.

Voui parce que les principes de précautions à respecter pour vérifier si l’on peut donner sans risque (pour le receveur) sont assez longs pour que je me demande 4 fois par an comment on arrive à trouver assez de donneurs éligibles.

C’est une liste que je dois relire à chaque fois avec assez d’attention pour vérifier que c’est ok, rapport aux dates de dernières maladies, ou traitements pris, voyages entrepris, etc.

Mais pour le coup, cette version des conseils est trèèèès édulcorée.

conseils14

Notamment, si vous vous appelez Thibaud et Marcel et que, portés par l’euphorie de votre récent mariage, vous envisagiez comme le font certains couples d’amoureux, d’aller faire un don de sang, vous pouvez rentrer chez vous direct.

Parce que ce qui ne figure pas sur cette liste commodément raccourcie des conseils et motifs d’exclusions, c’est une autre contre-indication, bien connue des donneurs habituels, et qu’on trouvera sur d’autres pages plus discrètes du site :

nohomo14

L’interdiction faite aux homosexuels hommes de donner leur sang, bien que discrètement passée à la trappe de la communication officielle de cette année (on imagine bien pourquoi, ça ne fait pas très raccord) n’a pas été levée, et de ce qu’on en sait, ce n’est pas exactement pour demain.

L’EFS explique de façon fort prude et raisonnable que cette interdiction tient à la période « silencieuse » durant laquelle le VIH reste indétectable aux analyses, période de 10 jours suivant toute relation sexuelle à risque.

Ces « 10 jours » laissent songeur quand on pense que l’Angleterre autorise, enfin, les gays à donner leur sang… après 1 an de « chasteté », et les Canadiens… après 5 ans.

Si vous aussi vous vous demandez pourquoi les conseils préalables au don ne comportent pas simplement la recommandation suivante :

Vous ne pouvez pas donner si vous avez eu une relation sexuelle à risque il y a moins de 10 jours

C’est que vous vivez comme moi dans l’illusion que le sexe entre hommes, ce n’est pas sale.

Parce que quels que soient les prétextes statistiques pourris dont on puisse se prévaloir pour justifier cette mise à l’écart des gays, ce ne sont que ça : de bons vieux pathétiques et pourris petits prétextes.

Le questionnaire préalable au don de sang repose sur la « bonne foi » du déclarant-donneur, qui peut tout à fait mentir, tant sur les voyages qu’il a faits, que sur les pathologies dont il souffre, les traitements qu’il prend, ou ses dernières expériences sexuelles.

Cette exclusion des gays affirme sans détour que non seulement leur sang, mais leur foi également n’est pas aussi « bonne » que celle des autres.

Donc on traduit le message de l’EFS, une fois l’édulcorant retiré :

« Après tout si un mec en baise un autre, il est bien capable de vouloir contaminer des malades, ce pédé, on ne va quand même pas partir du principe que c’est parce qu’il dit qu’il n’a pas de conduite à risque que c’est vrai (insérer ici un air entendu de bon aloi). »

Par contre, Marie-Christine, même si les douze derniers numéros de son magazine féminin préféré l’ont préparée pour le concours de Miss Super-Chaudasse de l’été, ont vanté les vertus de l’échangisme pour pimenter sa vie de couple, et de la crème éclaircissante anale pour sa prochaine session de « sexe en groupe » (comme on dit chez Elle et Marie-Claire), si elle dit qu’elle est clean, on peut la croire.

Oui, je sais, les évolutions, ça prend du temps, le mariage pour tous est déjà un très grand pas en avant, etc.

Mais certains préjugés ont la peau tellement dure qu’il ne faut jamais perdre une bonne occasion d’y planter une aiguille.

Dont acte.


Un toni-Truand silence

Où l’on parle des oppositions à faire dans un délai prescrit et de l’obligation d’information

L’adaptation cinématographique du Guide du voyageur galactique de Douglas Adams a, je pense,
eu assez de retentissement pour que même les non lecteurs de la première époque connaissent aujourd’hui les aventures d’Arthur Dent.

Pour ceux qui les ignoreraient encore,
ou pour simple rappel,
ces aventures commencent par la démolition programmée de la maison de Dent,
et au tout début de l’ouvrage se trouve cet historique échange avec « L’Officiel »
qui tente de le persuader de ne pas rester allongé devant le bulldozer jaune qui vient officier son travail de destruction.

En traduction libre, ça donne à peu près ça : Lire la suite


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